Il existe une corrélation négative entre la taille d’une personne et sa masse graisseuse : une surcharge pondérale a pour effet de rétrécir de taille le haut du corps. 

De ce fait, est-ce que maigrir fait grandir ?

La réponse est oui, mais il est évidemment nécessaire de nuancer l’effet de la perte de poids sur la taille en se posant deux questions :

Quel est le niveau de surcharge pondérale au point A ?

Quel est l’objectif en termes de perte de poids au point B ?

Voyons cela dans cet article.

Maigrir fait grandir : liens entre obésité et taille

L’obésité est elle une condition médicale qui ralentit la croissance ?

La surcharge pondérale due à un excès de graisse va faire augmenter le risque d’apparition de troubles de santé divers tels que le diabète, des troubles hormonaux ou encore de l’hypertension. (1)

Concernant la période de la puberté, l’adolescent souffrant d’obésité aura une puberté précoce, ce qui signifie que cette dernière arrivera plus tôt que prévu, et se terminera aussi plus tôt.

Ceci s’explique par le fait que l’obésité induit une production d’insuline plus élevée que la normale, ainsi la stimulation d’hormone de croissance (responsable de l’allongement osseux) sera plus faible que chez une personne à corpulence normale.

Les effets sur la colonne vertébrale ?

La colonne vertébrale (le rachis) contient trois courbures : la lordose cervicale, la cyphose thoracique et la lordose lombaire.

un homme obèse ayant le rachis courbé

L’excès de masse graisseuse va se loger au niveau du ventre et va changer le centre de gravité du corps.
Pour garder l’équilibre, la personne aura tendance à se pencher vers l’avant en inclinant le pelvis, ce qui induira une hyperlordose lombaire (qui est une exagération de la lordose lombaire).

Mais tel un effet domino, les deux autres courbures vont elles aussi s’adapter à cette nouvelle position du corps afin de garder la tête droite, vers l’horizon.

Résultat des courses : toutes les courbures du rachis seront accentuées et cela peut représenter, selon le degré de gravité, plusieurs centimètres de rétrécissement !

Tassement de la colonne vertébrale

un rachis et ses disques intervertébraux

Le poids va exercer une pression sur les disques intervertébraux du rachis, ces derniers sont composés de collagène malléable, contrairement aux vertèbres, qui eux sont composés de tissu osseux et sont donc très solides.

Ainsi, maigrir fait grandir d’une manière indirecte en gommant ces deux conséquences sur le rachis.

La maigreur extreme

La maigreur, voir extrême, affecte fortement la santé physique et mentale de la personne, maigrir pour grandir ne fait pas sens dans ces cas ci.

De plus, négativement sur la posture, qui sera voûtée, la tête et les épaules se dirigent vers l’avant, du fait du manque de tonus musculaire.

Aussi, la maigreur extrême ralentit fortement la stimulation d’hormone de croissance. (2)

La personne qui souhaite grandir en taille, aura donc tout intérêt à entretenir une bonne santé en possédant une corpulence dite “normale”.

Connaitre son niveau de surcharge pondérale avec l’IMC

L’IMC (indice de masse corporel) est un outil qui permet d’évaluer sa corpulence, de l’extrême maigreur à l’obésité morbide.

Se poser la question “Maigrir augmente la taille ?” fait évidemment sens si l’on est au moins en surpoids, pas moins.

Sa formule inclut le “rapport poids taille” et est la suivante :

IMC = poids en kg/taille² (en m)

Il suffit par la suite de comparer le résultat obtenu avec les données du tableau  fournies par l’OMS ci-dessous  : 

Score Coorpulence
< 16.5 dénutrition
16.5 à 18.5 maigreur
18.5 à 25 normale
25 à 30 surpoids
30 à 35 obésité modérée
35 à 40 obésité sévère
> 40 obésité morbide

 

exemple de calcul : Sophie mesure 1m70 et pèse 61 kilos, quelle est sa corpulence ?

61/1.70²=21,10

Sophie a un IMC de 21,10 et a donc une corpulence normale.

Comment perdre du poids 

Pratiquer une activité physique

L’activité physique va permettre deux choses : de perdre de la graisse, mais aussi de stimuler l’hormone de croissance.

Optez pour un sport engageant le cardio, ces derniers vont brûler plus de calories et de graisse que certains sports visant plus à construire de la masse musculaire (comme le culturisme par exemple).

Il va falloir aussi éviter les mouvements de percussion ou d’impact comme les sauts, qui peuvent endommager les genoux ou le dos.


Voici trois activités ayant ces caractéristiques : 

maigrir fait grandir avec le cyclisme, l'aviron et le cyclisme

 

  • Le cyclisme est un sport d’endurance où l’on brûle beaucoup de calories, tout en restant assis sur la selle.
  • La natation : l’eau permet au corps de ne pas subir son propre poids, aussi elle permet de travailler sa posture en gardant le dos droit.
  • L’aviron est un sport nautique où l’on effectue le mouvement du rameur, il y a un faible impact, car le corps est semi couché. Il est bien évidemment possible de remplacer ce sport par le rameur dans une salle de sport ! 

La nutrition

L’alimentation est la clé de la perte de poids, si la nutrition ne suit pas, vos efforts physiques seront vains !

Modérez la consommation d’aliments très caloriques, riches en lipides et en sucres, tels que les fritures, les sodas, les gâteaux…

Adoptez un régime alimentaire équilibré, avec une ¼ de protéines maigres, 1/2 de végétaux et ¼ de carbohydrate (des graines comme le quinoa par exemple).

Restez à l’écart de la “malbouffe”, qui est omniprésente dans les plats préparés, préférez la nourriture brute et si possible, préparez vos plats vous même.

Conclusion

Maigrir augmente la taille chez la personne souffrant de surpoids ou d’obésité, allier l’activité physique et une bonne alimentation va permettre une perte de la surcharge pondérale, ainsi la colonne vertébrale retrouvera une forme moins courbée et plus détendue, de plus, l’hormone de croissance ne sera plus inhibée durant la puberté.

Références

  1. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
  2. Marta Miragall, Ernestina Etchemendy,Ausiàs Cebolla, Víctor Rodríguez, Carlos Medrano, Rosa María Baños,Expand your body when you look at yourself: The role of the posture in a mirror exposure task,PLoS One. 2018; 13(3): e0194686. Published online 2018 Mar 23. doi: 10.1371/journal.pone.0194686.